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Formation VTC 2026 : Guide Complet pour Réussir l’Examen

Formation VTC 2026 : inscription, épreuves théoriques et pratiques, financement CPF, démarches carte pro. Le guide complet pour devenir chauffeur VTC.

28-08-2026 169 vues
Formation VTC 2026 : Guide Complet pour Réussir l’Examen
  • Qu'est-ce que la formation VTC et pourquoi est-elle obligatoire ?
    • Les conditions d'accès à la formation VTC en 2026
    • L'examen VTC théorique : matières, QCM et taux de réussite
    • L'examen VTC pratique : déroulement et critères d'évaluation
    • Financer votre formation VTC avec le CPF
    • Choisir son centre de formation VTC : critères et agrément
    • Après l'examen : obtenir la carte professionnelle VTC

Devenir chauffeur VTC en 2026 exige une préparation structurée et une compréhension précise du parcours réglementaire. La Formation VTC prépare les candidats à l'examen national organisé par les Chambres de Métiers et de l'Artisanat, seul sésame pour obtenir la carte professionnelle VTC et exercer légalement. Ce guide détaille chaque étape du processus, des conditions d'inscription aux démarches post-réussite, en passant par les épreuves théoriques et pratiques, le financement CPF et le choix d'un organisme agréé.

Que vous soyez en reconversion professionnelle ou déjà actif dans le secteur du transport de personnes, ce parcours complet vous donne les clés pour aborder l'examen avec confiance et transformer votre projet en réalité professionnelle.

Qu'est-ce que la formation VTC et pourquoi est-elle obligatoire ?

La formation VTC est un dispositif de préparation à l'examen national sanctionnant l'habilitation RS5637, intitulée « Habilitation pour l'accès à la profession de conducteur de voiture de transport avec chauffeur ». Cette certification est enregistrée au Répertoire Spécifique de France Compétences depuis le 9 décembre 2021 et délivrée par le Ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires.

L'obligation de formation découle de l'article L3120-4 du code des transports, qui impose à tout candidat souhaitant exercer la profession de chauffeur VTC de réussir un examen théorique et pratique. Aucune dérogation n'existe : même les chauffeurs de taxi souhaitant passer VTC, les conducteurs professionnels expérimentés ou les titulaires d'un permis de conduire depuis plusieurs décennies doivent se soumettre à cette épreuve.

La formation elle-même n'est pas strictement obligatoire au sens juridique — un candidat peut techniquement s'inscrire à l'examen sans suivre de cours. Toutefois, la densité du programme (sept matières au tronc commun théorique, une épreuve de conduite professionnelle notée sur 20) et la complexité de la réglementation rendent la réussite sans préparation quasi impossible. Les statistiques des Chambres de Métiers montrent que les candidats ayant suivi une formation agréée affichent un taux de réussite supérieur de 40 points à ceux qui se présentent en candidat libre.

Les organismes de formation agréés par la DREAL (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) structurent leur pédagogie autour du référentiel officiel RS5637. Ils proposent généralement des modules en présentiel, des plateformes d'e-learning accessibles 24h/24, et des examens blancs en conditions réelles. L'agrément DREAL garantit que le contenu pédagogique couvre l'intégralité du programme et que les formateurs possèdent l'expertise requise.

Choisir une formation VTC agréée, c'est donc s'assurer d'une préparation conforme aux attentes des examinateurs et maximiser ses chances de réussite dès la première tentative. Pour les candidats en Île-de-France, cette décision revêt une importance particulière compte tenu de la densité du marché parisien et des spécificités réglementaires locales (zones à faibles émissions, tarification, concurrence avec les taxis G7 et les plateformes Uber, Bolt ou Heetch).

Les conditions d'accès à la formation VTC en 2026

L'inscription à l'examen VTC est subordonnée à des conditions d'éligibilité strictes, définies par l'arrêté du 6 avril 2017 modifié. Ces prérequis s'appliquent à tous les candidats, quelle que soit leur expérience professionnelle antérieure.

Permis de conduire B de trois ans minimum

Le candidat doit détenir un permis de conduire de catégorie B en cours de validité depuis au moins trois ans à la date de l'examen. Ce délai est incompressible et ne peut faire l'objet d'aucune dérogation. Les permis obtenus en conduite accompagnée (AAC) permettent de réduire ce délai à deux ans, conformément à l'article R221-5 du code de la route. Les permis délivrés par un État membre de l'Union Européenne ou de l'Espace Économique Européen sont reconnus sous réserve de leur validité et de leur traduction assermentée si nécessaire.

Les titulaires d'un permis délivré hors UE/EEE doivent impérativement procéder à son échange auprès de la préfecture de leur lieu de résidence avant toute inscription à l'examen. Cette démarche peut prendre entre trois et six mois en Île-de-France selon les préfectures — anticipez ce délai dès le début de votre projet.

Casier judiciaire et honorabilité

Le candidat doit fournir un extrait de casier judiciaire (bulletin n°2) datant de moins de trois mois. Certaines condamnations inscrites au casier judiciaire peuvent entraîner une inéligibilité temporaire ou définitive, notamment les infractions liées à la sécurité routière (conduite en état d'ivresse, délit de fuite, excès de vitesse supérieur à 50 km/h), aux violences, ou aux infractions financières. La préfecture examine chaque dossier au cas par cas.

Un retrait de points sur le permis de conduire n'est pas en soi éliminatoire, mais un solde inférieur à six points au moment de l'inscription peut poser question lors de l'instruction du dossier. Les candidats concernés peuvent envisager un [[INTERNAL:recuperation-points-permis]] pour rétablir leur capital avant l'inscription.

Visite médicale préfectorale

Tous les candidats doivent passer une visite médicale auprès d'un médecin agréé par la préfecture pour vérifier leur aptitude à la conduite professionnelle. Cette visite, réglementée par l'arrêté du 21 décembre 2005, évalue la vision, l'audition, les capacités psychomotrices et l'absence de pathologies incompatibles avec la conduite prolongée. Le certificat médical délivré est valable cinq ans et doit être joint au dossier d'inscription.

En Île-de-France, les délais de rendez-vous auprès des médecins agréés peuvent atteindre deux à trois mois dans certaines préfectures (Paris, Seine-Saint-Denis, Val-d'Oise). Consultez la liste des médecins agréés sur le site de votre préfecture et prenez rendez-vous dès que votre projet se confirme.

Résidence en France et titre de séjour

Le candidat doit justifier d'une résidence régulière en France. Les ressortissants français fournissent une carte nationale d'identité ou un passeport en cours de validité. Les ressortissants étrangers doivent présenter un titre de séjour autorisant l'exercice d'une activité professionnelle en France. Les étudiants titulaires d'une carte de séjour mention « étudiant » ne sont généralement pas autorisés à exercer une activité VTC à titre principal, sauf mention contraire sur leur titre.

Un justificatif de domicile de moins de trois mois (facture d'électricité, quittance de loyer, avis d'imposition) complète le dossier. Les candidats hébergés à titre gratuit doivent fournir une attestation d'hébergement accompagnée d'une pièce d'identité de l'hébergeant et d'un justificatif de domicile à son nom.

L'examen VTC théorique : matières, QCM et taux de réussite

L'épreuve théorique de l'examen VTC, commune aux candidats VTC et Taxi, constitue la première étape de la certification. Elle prend la forme d'un questionnaire à choix multiples (QCM) de 100 questions réparties sur sept matières du tronc commun. La durée totale de l'épreuve est de trois heures et trente minutes, et le seuil de réussite est fixé à 10 sur 20.

Les sept matières du tronc commun

Le programme théorique couvre l'ensemble des compétences nécessaires à l'exercice professionnel du transport public particulier de personnes. Voici la répartition des matières et leur coefficient :

Réglementation du transport public particulier de personnes (coefficient 3) : code des transports, distinction entre VTC et taxi, obligations du conducteur, sanctions administratives et pénales, autorisation de stationnement (ADS pour les taxis), inscription au registre VTC, réglementation des plateformes numériques.

Sécurité routière (coefficient 3) : code de la route, conduite préventive, gestion des risques routiers, conduite en conditions dégradées (pluie, brouillard, nuit), éco-conduite, règles de priorité et de stationnement spécifiques aux véhicules de transport de personnes.

Gestion d 'entreprise (coefficient 2) : statuts juridiques (micro-entrepreneur, EURL, SASU), régime fiscal et social, TVA, charges sociales, comptabilité simplifiée, assurances professionnelles obligatoires (responsabilité civile professionnelle, assurance véhicule en usage professionnel).

Français (coefficient 2) : compréhension écrite et orale, rédaction de messages professionnels, communication avec la clientèle, vocabulaire du transport et du tourisme, formules de politesse.

Anglais (coefficient 1) : compréhension orale et écrite, vocabulaire de base du transport (directions, tarifs, paiement), phrases types pour accueillir un client anglophone à l'aéroport ou en gare.

Développement commercial et gestion de la relation client (coefficient 1) : techniques de prospection, fidélisation client, gestion des réclamations, utilisation des plateformes de réservation (Uber, Bolt, FREE NOW, Le Cab), tarification et devis.

Réglementation nationale spécifique VTC (coefficient 1) : différences entre VTC et taxi, obligation de retour à la base entre deux courses, interdiction de maraude et de stationnement sur la voie publique en attente de client, sanctions spécifiques aux VTC.

Format du QCM et modalités de passage

Le QCM se déroule sur ordinateur dans les locaux de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat organisatrice. Chaque question propose quatre réponses possibles, dont une seule est correcte. Aucun point n'est retiré en cas de mauvaise réponse — il est donc toujours préférable de répondre même en cas de doute.

Les candidats disposent de trois heures et trente minutes pour compléter les 100 questions, soit environ deux minutes par question. La gestion du temps est un enjeu important : les candidats bien préparés terminent généralement en deux heures et demie, ce qui leur laisse une marge pour réviser les questions incertaines.

Les résultats sont communiqués par voie postale dans un délai de deux à trois semaines après l'épreuve. En cas de réussite (note ≥ 10/20), le candidat est déclaré « admissible » et peut s'inscrire à l'épreuve pratique. En cas d'échec, il peut repasser l'épreuve théorique lors d'une session ultérieure sans limite de nombre de tentatives, mais chaque nouvelle inscription entraîne des frais (généralement entre 170 € et 200 € selon les CMA).

Taux de réussite et stratégies de préparation

Les statistiques 2025 des Chambres de Métiers montrent un taux de réussite moyen de 55 % à l'épreuve théorique VTC en première tentative, toutes formations confondues. Ce taux grimpe à 78 % pour les candidats ayant suivi une formation agréée avec un accompagnement pédagogique structuré (cours en présentiel, plateforme e-learning, examens blancs hebdomadaires).

Les matières les plus sélectives sont la réglementation du transport (coefficient 3) et la sécurité routière (coefficient 3), qui concentrent à elles seules 60 % des points. Une stratégie efficace consiste à maîtriser ces deux blocs en priorité, puis à consolider les matières à plus faible coefficient. La préparation [[INTERNAL:examen-vtc-theorique-preparation]] détaille les techniques de mémorisation et les pièges récurrents du QCM.

Les candidats en Île-de-France doivent également intégrer les spécificités locales : zones à faibles émissions (ZFE) du Grand Paris, tarification des courses vers les aéroports (Roissy-CDG, Orly), règles de circulation dans Paris intra-muros (voies réservées, zones 30, stationnement minute). Ces éléments font régulièrement l'objet de questions ciblées dans les QCM des CMA franciliennes.

Photos gratuites de appareil mobile, banquette arrière, bureau en mouvement — Formation VTCPhoto : Anna Shvets — Pexels

L'examen VTC pratique : déroulement et critères d'évaluation

L'épreuve pratique de conduite professionnelle constitue la seconde étape de la certification VTC. Réservée aux candidats admissibles (ayant réussi l'épreuve théorique), elle évalue les compétences de conduite en situation réelle et la capacité à transporter des passagers en toute sécurité et confort.

Organisation de l'épreuve

L'épreuve se déroule sur un parcours urbain d'environ une heure, défini par la Chambre de Métiers organisatrice. En Île-de-France, les parcours incluent généralement des sections variées : voies rapides (périphérique, RN, autoroute), centre-ville dense (Paris intra-muros ou centre de préfecture), zones résidentielles, et au moins un passage technique (rond-point, insertion dans le trafic, manœuvre de stationnement).

Le candidat doit fournir un véhicule équipé de doubles commandes, conforme aux normes VTC (berline 4 ou 5 places, moins de six ans, carte grise au nom du candidat ou d'un tiers autorisant son utilisation, assurance en usage auto-école). De nombreux centres de formation proposent la location d'un véhicule école pour l'examen — une option sécurisante pour les candidats ne possédant pas encore leur véhicule professionnel.

Deux examinateurs agréés par la préfecture sont présents à bord : l'un évalue la conduite technique, l'autre la relation client et le comportement professionnel. Ils se placent généralement sur les sièges arrière, simulant ainsi la position de passagers réels. Le candidat reçoit une feuille de mission indiquant l'adresse de destination, qu'il doit atteindre en respectant le code de la route, en optimisant l'itinéraire, et en assurant un confort de conduite irréprochable.

Grille de notation et critères d'évaluation

L'épreuve est notée sur 20, avec un seuil de réussite fixé à 12 sur 20. La grille d'évaluation se décompose en quatre blocs de compétences :

Maîtrise technique du véhicule (coefficient 3) : fluidité de la conduite, anticipation, respect des distances de sécurité, gestion de la boîte de vitesses (passage de rapports sans à-coups), utilisation des rétroviseurs et des angles morts, freinage progressif.

Respect du code de la route (coefficient 3) : respect des limitations de vitesse, des feux tricolores, des stops et cédez-le-passage, des règles de priorité, du stationnement, de la signalisation horizontale et verticale. Toute infraction grave (franchissement de feu rouge, excès de vitesse supérieur à 20 km/h, non-respect d'un stop) est éliminatoire.

Orientation et choix d 'itinéraire (coefficient 2) : capacité à suivre les indications du GPS ou de la feuille de mission, à anticiper les changements de direction, à adapter l'itinéraire en cas d'imprévu (travaux, bouchon, route barrée), à informer les examinateurs des choix effectués.

Relation client et comportement professionnel (coefficient 2) : accueil des examinateurs (ouverture de porte, aide aux bagages simulés), communication claire et courtoise, conduite souple et confortable (pas d'accélérations ou de freinages brusques), propreté du véhicule, présentation personnelle correcte.

Erreurs éliminatoires et pièges fréquents

Certaines erreurs entraînent l'échec immédiat de l'épreuve, quelle que soit la qualité du reste de la prestation. Les plus courantes sont le franchissement d'un feu rouge, le non-respect d'un stop, un excès de vitesse supérieur à 20 km/h constaté par les examinateurs, une mise en danger d'autrui (refus de priorité, insertion dangereuse), ou une intervention des examinateurs sur les doubles commandes pour éviter un accident.

Les pièges fréquents en Île-de-France incluent les voies de bus parisiennes (interdites sauf mention contraire), les zones 30 (souvent mal respectées), les ronds-points à plusieurs voies (priorité interne mal gérée), et les insertions sur le périphérique (vitesse insuffisante ou hésitation). La préparation [[INTERNAL:examen-vtc-pratique-reussir]] propose des exercices ciblés sur ces situations.

Les candidats ayant échoué à l'épreuve pratique peuvent la repasser lors d'une session ultérieure, sans limite de tentatives. Toutefois, chaque nouvelle inscription entraîne des frais (entre 150 € et 180 € selon les CMA) et nécessite de réserver à nouveau un créneau, souvent plusieurs semaines à l'avance en Île-de-France.

Financer votre formation VTC avec le CPF

Le financement de la formation VTC constitue un enjeu majeur pour de nombreux candidats. Le Compte Personnel de Formation (CPF) représente la principale source de financement accessible, la certification RS5637 étant éligible depuis son enregistrement au Répertoire Spécifique en 2021.

Éligibilité et fonctionnement du CPF

Le CPF est un dispositif de financement de la formation professionnelle alimenté automatiquement chaque année pour tout actif (salarié, indépendant, demandeur d'emploi). Les salariés à temps plein accumulent 500 € par an, dans la limite d'un plafond de 5 000 €. Les salariés peu qualifiés (niveau inférieur au CAP) bénéficient d'un crédit majoré de 800 € par an, plafonné à 8 000 €.

Pour vérifier votre solde CPF, connectez-vous sur moncompteformation.gouv.fr avec vos identifiants France Connect. Le site affiche votre crédit disponible et vous permet de rechercher les formations éligibles par mot-clé ou code RS. Entrez « RS5637 » ou « Formation VTC » pour afficher les organismes agréés proposant des formations finançables.

Les demandeurs d'emploi conservent leur CPF et peuvent l'utiliser pour financer une formation VTC. Si le solde CPF est insuffisant, France Travail (anciennement Pôle Emploi) peut abonder le CPF dans le cadre d'un projet de reconversion validé par un conseiller. Ce dispositif d'abondement couvre généralement entre 500 € et 1 500 € supplémentaires, selon la situation du demandeur et le coût de la formation.

Coûts moyens des formations VTC en Île-de-France

Le tarif d'une formation VTC complète (théorique + pratique) varie entre 1 500 € et 2 500 € en Île-de-France, selon l'organisme, la durée, et les services inclus (plateforme e-learning, véhicule école, examens blancs, accompagnement post-formation). Les formations accélérées (3 à 4 semaines) sont généralement plus onéreuses que les parcours classiques (6 à 8 semaines).

À ce coût s'ajoutent les frais d'inscription aux examens (environ 370 € pour le théorique + pratique auprès de la CMA), les frais de dossier préfectoral (carte professionnelle VTC, entre 60 € et 120 € selon les préfectures), et éventuellement la location d'un véhicule école pour l'épreuve pratique (entre 200 € et 350 € la journée).

Le financement CPF couvre uniquement les frais pédagogiques de l'organisme de formation. Les frais d'examen et les démarches administratives restent à la charge du candidat. Prévoyez donc un budget total de 2 000 € à 3 000 € pour l'ensemble du parcours, dont 1 500 € à 2 500 € finançables via le CPF.

Délais de traitement et abondements complémentaires

Une fois la formation sélectionnée sur moncompteformation.gouv.fr, le candidat envoie une demande d'inscription à l'organisme. Celui-ci dispose de deux jours ouvrés pour accepter ou refuser la demande. En cas d'acceptation, le dossier est transmis à la Caisse des Dépôts, gestionnaire du CPF, qui valide le financement sous 24 à 48 heures.

Si le solde CPF est insuffisant, plusieurs solutions d'abondement existent. France Travail peut compléter le financement pour les demandeurs d'emploi dans le cadre d'un Projet Personnalisé d'Accès à l'Emploi (PPAE). Les salariés en reconversion peuvent solliciter un abondement auprès de leur employeur (dans le cadre d'un co-investissement) ou de Transitions Pro (anciennement Fongecif), qui finance les projets de reconversion professionnelle pour les salariés justifiant de deux ans d'ancienneté.

Les candidats résidant en Île-de-France peuvent également se renseigner sur les aides régionales à la formation professionnelle, bien que celles-ci soient généralement réservées aux publics prioritaires (jeunes de moins de 26 ans, bénéficiaires du RSA, travailleurs handicapés). Pour plus de détails sur les dispositifs de financement, consultez notre guide [[INTERNAL:financement-formation-vtc-cpf]].

Photos gratuites de berline noire, circulation, conduire — Formation VTCPhoto : Mathias Reding — Pexels

Choisir son centre de formation VTC : critères et agrément

Le choix de l'organisme de formation conditionne largement la qualité de la préparation et les chances de réussite à l'examen. Face à une offre pléthorique en Île-de-France, plusieurs critères permettent d'identifier les centres sérieux et d'éviter les pièges.

Vérifier l'agrément DREAL

L'agrément DREAL (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) est le premier critère de sélection. Seuls les organismes agréés sont autorisés à préparer à la certification RS5637 et à figurer sur le catalogue des formations CPF. L'agrément garantit que le contenu pédagogique respecte le référentiel officiel et que les formateurs possèdent les compétences requises.

Pour vérifier l'agrément d'un centre, consultez le site de la préfecture de votre région ou contactez directement la DREAL Île-de-France. Méfiez-vous des organismes qui évoquent un « agrément en cours » ou qui ne communiquent pas clairement leur numéro d'agrément — il s'agit souvent d'un signal d'alerte. Sur moncompteformation.gouv.fr, toutes les formations affichées sont par définition agréées, mais vérifiez tout de même le numéro RS5637 dans la fiche descriptive.

Taux de réussite publié et transparence

Un organisme de formation sérieux publie son taux de réussite à l'examen VTC, calculé sur l'ensemble de ses stagiaires présentés. Un taux supérieur à 75 % est un bon indicateur de qualité pédagogique. Un taux inférieur à 60 % doit vous alerter, sauf si l'organisme justifie ce chiffre par un public spécifique (reconversion tardive, niveau scolaire faible, candidats en difficulté d'insertion).

Demandez également le nombre de stagiaires formés chaque année. Un centre qui annonce « 95 % de réussite » sur la base de 10 candidats par an est moins crédible qu'un centre affichant 80 % sur 200 candidats. Les organismes leaders du marché francilien forment entre 500 et 2 000 candidats VTC par an — leur expérience est un atout.

Proximité géographique et accessibilité

La proximité du centre de formation est un critère pratique important, surtout si vous optez pour un parcours en présentiel. En Île-de-France, privilégiez un centre accessible en transports en commun (RER, métro, bus) ou disposant d'un parking si vous venez en voiture. Les centres situés à Épinay-sur-Seine (93) ou Creil (60) offrent un bon compromis entre accessibilité depuis Paris et tarifs souvent plus compétitifs que dans la capitale.

Si vous travaillez encore en parallèle de votre formation, vérifiez les horaires proposés : certains centres offrent des cours du soir ou le samedi, d'autres uniquement en journée. Les formations 100 % en ligne (e-learning) suppriment cette contrainte géographique, mais elles exigent une grande autonomie et une discipline personnelle rigoureuse.

Plateforme e-learning et outils pédagogiques

La qualité de la plateforme e-learning est un critère déterminant, même si vous suivez des cours en présentiel. Une bonne plateforme propose des QCM d'entraînement illimités, des corrections détaillées, un suivi de progression par matière, et des examens blancs en conditions réelles. Vérifiez que l'accès est inclus dans le tarif de la formation et qu'il reste disponible jusqu'à la date de votre examen.

Certains organismes proposent également des supports complémentaires : fiches de révision téléchargeables, vidéos explicatives sur les points complexes de la réglementation, forums d'entraide entre candidats, permanences téléphoniques avec les formateurs. Ces services font la différence dans la dernière ligne droite avant l'examen.

Véhicule école et préparation pratique

Pour l'épreuve pratique, vérifiez si le centre met à disposition un véhicule école équipé de doubles commandes. Certains organismes incluent plusieurs heures de conduite dans leur forfait, d'autres proposent des modules complémentaires payants. Si vous possédez déjà un véhicule personnel conforme (berline de moins de six ans, assurance professionnelle), vous pouvez éventuellement vous en passer, mais les heures de conduite avec un formateur VTC expérimenté restent un investissement rentable.

Renseignez-vous également sur la possibilité de louer le véhicule école pour le jour de l'examen. Cette option sécurise votre prestation : vous passez l'épreuve avec un véhicule que vous connaissez, déjà utilisé lors de vos entraînements, et vous évitez les démarches administratives complexes (assurance temporaire, carte grise, doubles commandes).

Méfiance envers les promesses irréalistes

Fuyez les organismes qui promettent « 100 % de réussite garantie », « diplôme VTC en 15 jours », ou « aucun échec possible ». L'examen VTC est un examen d'État, organisé par les Chambres de Métiers, et aucun centre de formation ne peut garantir votre réussite — elle dépend de votre travail personnel, de votre assiduité, et de vos capacités le jour J.

De même, méfiez-vous des tarifs anormalement bas (moins de 1 000 € pour une formation complète en Île-de-France). Un organisme sérieux investit dans des formateurs qualifiés, une plateforme e-learning performante, des locaux adaptés, et un suivi pédagogique individualisé — tout cela a un coût. Un tarif trop attractif cache souvent des prestations au rabais, voire des arnaques (formation fantôme, organisme non agréé, CPF détourné).

Après l'examen : obtenir la carte professionnelle VTC

La réussite à l'examen VTC (théorique + pratique) ne suffit pas pour exercer légalement. Le candidat doit ensuite obtenir sa carte professionnelle VTC, s'inscrire au regist

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